En coproduction avec le Théâtre de la Place
Création collective à partir de 9 ans
Prix de Madame la Ministre de la Culture
et Coup de foudre de la presse
Pour le douzième anniversaire des jumeaux, leur maman Gina avait invité les voisins à un grand repas. Les plats n'ont jamais pu être servis. Trop d'incendies volontaires ce jour là. Un des jumeaux a été accusé et arrêté le jour même.
Douze ans après, il a retrouvé son frère à la table du festin avec d'étranges invités. Ce sont des poupées, fabriquées au long des années,
entassées dans la cour de la fermette.
Aujourd'hui, aidés de quelques uns, ils nous emmènent dans le récit épique de leur vie. Qui a réellement bouté le feu ce jour là ?
Leur histoire ne commence t'elle pas bien avant leur naissance ?
Le dépliant du spectacle - PDF
Pour vos commentaires : teteaclaquesac.blogspot.com

L'écriture et la mise en scène
Jean LAMBERT
Les poupées et l'univers graphique
Dominique RENARD
Les personnages de Stef et Mika
Quantin MEERT
François SAUVEUR
La vie du plateau
Vanessa LEQUEUX
La lumière
Zénon DORYN
L'univers sonore
Mathieu LESAGE |
Les partitions originales
Aurélie DORZEE
Tom THEUNS
La réalisation scénographique
Daniel LESAGE
Saher EMRAN
Les maquillages et les nez
Dominique BREVERS
L'impression sur toile
Vincent VERVINCKT
La construction des décors.
Sylvain THIRY,
Christophe SWERDTFERGERS,
Radouane GAMMOUDI |
Deuxième équipe :
Les personnages de Stef et Mika
David Murgia
Fabrice Murgia
La vie du plateau
Virginie Gardin
La lumière
Sylvain Thiry
L'univers sonore
Yannick Frank
|
|

Christine Robinson
avenue du Progrès 17- 4100 Seraing
Téléphone : 04/336 27 06-Fax : 04/338 09 35
Courriel : ac.tc@teledisnet.be
Site : actc.be
Gsm : +32/498 86 55 24

La Libre Essentielle - PDF
La grande claque de la Colline?
AVEC « TETE A CLAQUES », les Ateliers de la Colline offrent un très grand moment de théâtre, de beauté et d'émotion.
Le bon-heur! Pas d'autre mot pour dire l'état dans lequel on sort de Tête à claques (dès 9 ans), des Ateliers de la Colline. Pas grand-chose d'heureux pourtant dans le parcours des jumeaux, Stef et Mika. Au village, leur père travaille à l'usine où il est la risée de ses compagnons. Lorsqu'ils débarquent avec lui à un concours de chant de coq, monsieur Poncelet, le chef d'équipe, lui lance :
« Dis Sauveur, c'est ta poule ou tes gamins qui sentent le fumier ?» Plus tard, Sauveur se tue en moto. Les jumeaux sont à présent les hommes de la maison. Mais ils sont toujours les têtes de Turc du village... D'épisode en épisode, la vie de Stef et Mika est un vrai calvaire mais les Ateliers de la Colline nous la racontent avec un humour sauvage, une inventivité, une générosité qui emportent tout sur leur passage.
Portés par deux comédiens formidables, Quantin Meert et François Sauveur, le spectacle est un émerveillement de tous les instants grâce aux poupées géantes et à l'univers graphique de Dominique Renard, manipulés sur le plateau par Vanessa Lequeux. Grâce aussi à l'univers sonore de Mathieu Lesage et aux partitions originales d'Aurélie Dorzée et Tom Theuns. Grâce surtout à l'écriture superbe et à la mise en scène de Jean Lambert. Sans aucun misérabilisme, il évoque le monde ouvrier et agricole dans sa crue réalité.
« Il faut oublier », dit Stef à la fin.
« Non, il faut raconter », tranche Mika. Il a mille fois raisons.
Le bon-heur ! On vous dit!
Jean-Marie Wynants- Le soir du 24/08/07
Genèse de la violence.
Deux jumeaux, surnommés la « Crapule» et le « Débile », incendient plusieurs lieux du village. Comment en sont-ils arrivés là ? La réponse est donnée par le flash back qui repart au moment de leur naissance et raconte la vie d'une famille besogneuse rejetée, ridiculisée, dénigrée par la communauté.
L'adhésion du spectateur est acquise dès les premières répliques. D'abord, parce que le duo gémellaire est incarné par des comédiens habités par leurs rôles. Ensuite parce que la scénographie et la mise en scène tirent parti de tous les éléments afin de les transformer en signes scéniques d'évidences. Il s'agit pour les héros de jouer leurs emplois tout en donnant vie aux innombrables partenaires marionnettes expressives qui les entourent.
Cela crée un climat de distanciation grâce auquel la pièce passe sans transitions du rire de la farce à l'émotion prenante du drame. La caricature est drôle, juste, fine. Le tragique de certaines situations est bouleversant. L'humiliation paternelle par les stupides et cruels compétiteurs de chants de coq, la mort du père, la torture infligée en classe à un des gamins par un petit caïd de village... sont des séquences qui touchent à cœur.
Le décor à métamorphoses constantes, réalisées à vue par une manipulatrice intégrée au jeu, est un personnage à lui seul. Il intègre la bourgade, le café, l'usine, l'école, les terrains vagues... Il rythme les actions leur insufflant une dynamique à une œuvre qui cerne l'humain dans ses dimensions monstrueuses autant que profondément généreuses, qui démonte des mécanismes sociaux et économiques broyeurs des faibles.
L'attention est éveillée grâce à une foule de trouvailles sans cesse renouvelées qui renforcent la clarté du propos, l'épaisseur psychologique ou sociale des figurants. Le plaisir théâtral est sans faille. On sort de la représentation ébloui, ému, interpellé. Les Ateliers de la Colline ont réussi un travail exemplaire tant au niveau de la forme qu'à celui du fond.
Bravo!
Michel VOITURIER www.ruedutheatre.info
Une tête à claques qui cogne fort.
Avec"Tête à claques", les Ateliers de la Colline provoquent une onde de choc. Une gifle théâtrale de la 1a trempe des frères Dardenne.
Salutaire gifle, théâtrale, "Tête à claques" bouscule l'individu, la foule, le spectateur et l'humain. Tant de misère, de cruauté, de violence tendue, de sensibilité soutenue dans un spectacle total dont nul ne sort indemne.
Les Ateliers de la Colline, créent l'événement aux Rencontres théâtre jeune public à Huy. Et si l'on vante souvent les mérites des créateurs flamands, ceux des Liégeois ont également de quoi susciter l'engouement, comme l'ont si souvent démontré les Dardenne. Car il faudrait.
être aveugle, sourd et ailleurs pour ne pas retrouver la patte des deux frères dans cette histoire de jumeaux nés de l'autre côté de la barrière. Tout laisse en outre supposer que les faits se déroulent dans le bassin sidérurgique liégeois. L'on entend même parfois fuser l'un ou l'autre "m'gamin". Sur scène', la table de banquet' est dressée. Elle disparaît presque aussitôt. La fête prévue pour les douze ans des jumeaux n'aura pas lieu. Trop d'incendies et trop de soupçons ce jour-là... Le spectateur qui n'aura pas lu le synopsis basculera rapidement du rire à l'effroi face au climat social qui s'inscrit d'emblée.
Descente aux enfers. Ouvrier, le père des jumeaux part tous les matins à l'usine.
Contrairement à ses collègues, après le retentissement de la sirène, il ne va pas au café. Risée de tous, il incarne l'exclusion, À l'injustice vient s'ajouter la malchance. Un accident de moto tue le chef d'une famille déjà fragilisée. C'est le début de la descente aux enfers. Aux deux frères de devenir les hommes de la maison avec les moyens du bord, la pauvreté, la cruauté, la débrouillardise et, finalement, la délinquance. Sans aucune chance de résilience à l'horizon. Pas une main tendue, à part celle d'une mère aimante, mais absente et impuissante. Pas le moindre coup de pouce, seulement l'insoutenable réalité de certaines vies. Les deux frères ne croiseront en chemin que la redoutable bêtise humaine, les railleries, la violence des enfants, les coups bas, réels ou fictifs, sur les bancs de l'école et le vol de leur bien le plus précieux, ce coq chanteur, seul espoir de fortune. Un vrai désastre.
Sans concession, Jean Lambert, auteur et metteur en scène de ce texte brillant, va jusqu'au bout de sa logique et aborde, en sous-couches, des thèmes aussi importants que la parole, dite ou non.
Remarquable d'inventivité, la scénographie permet aux comédiens- vibrant Quantin Meert, dans le rôle du meneur Stef, touchant François Sauveur, avec sa bouille à la Jérémie Renier, dans celui de Mika, et judicieuse Vanessa Lequeux pour la vie de plateau- d'animer les marionnettes. Grandes poupées de chiffons d'apparence inoffensive, elles prennent rapidement corps. Avec une belle économie de moyens humains et financiers, Stef et Mika font évoluer le décor tout en testant dans la peau indélébile de leurs personnages. La vie au village, les écoliers en classe, les invités au banquet, les patrons d'usine et les sales gosses du quartier, tout y est.
Pour enfants dès neuf ans, "Tête à claques" s'adresse indiscutablement à tous. Il s'y passe, il s'y dit et il s'y dénonce tant de choses... Du théâtre rare et complet, comme on l'aime.
Laurence Bertels- La Libre 25/08/07
Les meilleurs spectacles ne sont-ils pas ceux qui nous prennent à la gorge et aux tripes ? Si oui, celui-ci en fait partie. Une énergie décapante (texte et mise en scène de Jean Lambert, jeu de Quantin Meert et François Sauveur) pour raconter l’histoire qui se répète : deux gamins boucs émissaires comme l’a toujours été leur père dans le village ; la cruauté, l’angoisse la souffrance des hommes dans leurs relations. Pour leur donner vie sur scène, Dominique Renard a créé de nombreuses poupées d’une présence étonnante ! Et c’est un village entier qui s’anime devant nos yeux (grâce aussi à la discrète et efficace Vanessa Lequeux). Tout est juste dans ce spectacle - drôle, tonique et émouvant - qui va sans nul doute toucher les enfants là où ça fait mal… pour leur faire du bien ! « En parler surtout ! » dit Mika à son frère…
Sarah Colasse – Le Ligueur 19/09/07
|
 |
 |